Arêtier :

 Ligne saillante à la jointure de deux versants. L'arêtier est une ligne de partage des eaux.
 

Bardeli :

Série d'ardoises à trois cornières clouées sur chevron de rive afin de le protéger.

Chatière :

Ouvrage en métal placé sur un versant et couvrant une petite ouverture destinée à aérer le comble.

Chevronnière :

Relèvement de maçonnerie situé généralement au-dessus du pignon.

Coyau :

Petite pièce de charpente qui, fixée à l'extrémité des chevrons, permet de briser la pente du toit pour éloigner l'égouttement de la pluie de la base du mur.

Doublis :

Doublement du rang d'ardoises à l'égout. Le sous doublis désigne le rang inférieur.

Echantillonnage :

Repérage au compas qui permet de prévoir l'écartement des rangs d'ardoises.

Égout :

rive horizontale située à la base du versant. L'égout en tranchis forme un angle de moins de 20° avec le versant.

Faîtage :

Ligne horizontale sommant le toit.

Jouée :

Côté vertical d'une lucarne.

Liaison :

Joint latéral entre deux ardoises de même rang.

Noquet :

Element de métal partiellement ou totalement recouvert par l'ardoise. Il sert à raccorder la rive latérale à un mur, à garnir une noue à forte pente.

 

 

Noue :

Pli rentrant d'une couverture, formé d'un chêneau d'évacuation de l'eau

Ourne :

Surface du plan carré qu'un artisan peut recouvrir d'ardoises sans se déplacer. Elle comprend généralement 3 ou 4 rangées d'ardoises.

Outeau :

Petite lucarne servant à l'aération des combles, généralement recouverte d'ardoise.

 

Plan carré :

Surface de toit plane et rectangulaire sur laquelle les trames des rangs d'ardoises et des liaisons sont régulières et perpendiculaires entre elles.

Pureau :

Partie de l'ardoise visible sur le toit et qui reçoit l'eau.

 

Queue de vache :

Saillie de la couverture qui se trouve à l'égout d'un versant, d'un pan de toiture ou d'une lucarne afin de protéger les façades et les jouées des lucarnes.

Remaniage :

Opération qui consiste à remplacer les clous ou les crochets d'une couverture d'ardoises qu'on veut conserver. Le remaniage nécessite une dépose et une repose.

Rive :

Limite latérale d'un pan de toiture. Une rive est dite "droite" lorsqu'elle est perpendiculaire aux lignes de pureau et parallèle aux lignes de liaison. Elle est dite" biaise" ou "en tranchis" dans le cas contraire.

Trait carré :

Ligne de repérage, tracée sur la volige, perpendiculaire aux rangs d'ardoises. Elle donne la direction des liaisons.

Tranchis :

Ligne de bordure biaise ou coupe de biais d'une ardoise. Une rive dite "à tranchis" comporte des ardoises non plus rectangulaires mais aux angles plus ou moins fermés.

 HISTOIRE

 

A l'époque romaine, l'ardoise était utilisée en dallage et en maçonnerie.

Au moyen âge, la tuile et le chaume dominent en ville et  campagne. L'ardoise va s'imposer lentement. Elle va être utiliser sur de nombreux châteaux  royaux. L'ardoise à cette époque est un produit de luxe.
A la renaissance, les architectes vont l'utilisée pour recouvrir des clochetons des flèches et des dômes.L' ardoise taillée permet de couvrir des surfaces courbes. Elle permet aussi de produire divers motifs. Son emploi est encore rare.
A l'époque moderne, l'ardoise va connaitre un essor. Des règlements vont imposer son utilisation pour remplacer le chaume. En effet les incendies de toitures en chaumes sont dévastateurs. En 1607, les couvreurs quittent la corporation des menuisiers et de charpentiers pour devenir indépendants. Des statuts vont être mis en place pour définir les règles du métiers.
Au XIX siècle, le chaume est abandonné au profit de l'ardoise. Elle va alors connaitre un véritable essor grâce à la généralisation des transports ferroviaires et fluviaux, qui vont permettre de l'acheminer de plus en plus loin des lieux d'extraction.
L'outillage du couvreur n'a guère changer depuis le XVIII siècle, il se compose pour l'essentiel d'un marteau et d'une enclume.